« Un gentleman à Moscou » de Amor Towles

Amis lecteurs, bonjour ! Je vous propose aujourd’hui de vous plonger dans le roman « Un gentleman à Moscou » de l’écrivain américain Amor Towles. Best-seller aux États-Unis, ce gros pavé de 500 pages vous embarque en Russie au début du 20e siècle, aux premières heures du régime soviétique. Un voyage imaginaire à travers l’Histoire avec un grand H, qui s’avère aussi intéressant que captivant.

Voici le résumé de l’éditeur : en 1922, le comte Alexandre Illitch Rostov est condamné par un tribunal bolchévique à vivre en résidence surveillée dans le luxueux hôtel Metropol de Moscou, où le comte a ses habitudes, à quelques encablures du Kremlin. Acceptant joyeusement son sort, le comte Rostov hante les couloirs, salons feutrés, restaurants et salles de réception de l’hôtel, et noue des liens avec le personnel de sa prison dorée   – officiant bientôt comme serveur au prestigieux restaurant Boyarski –, des diplomates étrangers de passage – dont le comte sait obtenir les confidences à force de charme, d’esprit, et de vodka –, une belle actrice inaccessible – ou presque ­–, et côtoie les nouveaux maîtres de la Russie. Mais, plus que toute autre, c’est sa rencontre avec Nina, une fillette de neuf ans, qui bouleverse le cours de sa vie bien réglée au Metropol. 
Trois décennies durant, le comte vit nombre d’aventures retranché derrière les grandes baies vitrées du Metropol, microcosme où se rejouent les bouleversements la Russie soviétique.  

Malgré quelques invraisemblances, on se promène avec plaisir au bras de ce gentleman aussi charmant que raffiné, qui reste fidèle à ses valeurs et à son éducation aristocrates, y compris lorsqu’il se retrouve à dîner face à un haut dignitaire soviétique. On accompagne avec intérêt les aventures de cet homme atypique qui parvient, en dépit de son long confinement, à suivre de près l’évolution politique, économique et sociale de son pays, et à vivre personnellement de belles histoires d’amour et d’amitié. À travers son regard, on apprend beaucoup de choses sur la « Mère Russie », tout en s’attachant à l’histoire inventée par Amor Towles et à ses personnages.

Écrit avec un style à la fois simple et élégant, empreint d’humour et de poésie, ce roman se lit facilement et agréablement. Un vrai caviar à savourer sans modération !