Adoptons une grenouille ! (juin 2013)

Pour mon billet d’humeur de ce trimestre, les sujets d’actualité ne manquaient pas dans notre beau pays : montée du chômage, mariage pour tous, théorie du « genre », refondation de l’école et nouveaux rythmes scolaires, réforme du quotient familial… Que de sujets riants et croustillants ! Mais comme tout cela me déprimait (et que des spécialistes en parlent mieux que moi), j’ai décidé de m’attaquer à un thème également très présent dans les esprits et les discussions, suscitant tout autant les passions, mais prêtant plus facilement à la plaisanterie : la météo…

C’est le sujet idéal, si si ! Rien de tel pour engager la conversation avec sa voisine, son collègue, sa bouchère, son coiffeur, son inspecteur des impôts… ou les autres parents à l’école. Et cela autorise toutes les variations de tons, toutes les gesticulations possibles : « Mais c’est dingue, ce temps ! Non mais zavez vu ça ? Mais y en a marre à la fin !!!! » Et chacun d’écouter d’un air très compréhensif et d’opiner à grands renforts de grimaces écœurées…

C’est vrai, quoi, il y en a assez de ce temps pourri, de ces températures de novembre en plein mois de mai, de ces pluies diluviennes qui dopent les ventes de bottes en caoutchouc, de ce soleil beaucoup trop rare et chiche… (Vous voyez, même moi je m’y mets !) Avec les autres sujets de préoccupation cités plus haut, c’est juste un facteur de stress et de déprime supplémentaire pour nous autres, pauvres Français… Et maintenant, vlà-t’y pas que les spécialistes météo, l’éminent Laurent Cabrol en tête, nous annoncent un « été pourri » ? Fichtre, c’est le coup de massue final ! Il n’y a plus qu’à plonger notre tête dans le sable et attendre un temps meilleur, dans tous les sens du terme…

Halte là, n’en faites rien ! Il semblerait que ces prédictions ne soient pas à prendre au pied de la lettre, finalement, si l’on en croit le bulletin d’information émis par Météo France le dimanche 2 juin : « Ces « prévisions » reprises telles quelles par de nombreux journaux n’ont pratiquement aucune valeur scientifique. » Et d’ajouter : « Pour ce qui nous intéresse, le vrai scoop, c’est de dire haut et fort que nous ne savons pas encore le temps qu’il fera cet été, tous les cas de figure sont encore possibles (bel été, été moyen et même… été « pourri »). » Ce que confirme Philippe Verdier, responsable du service météo de France 2 : « Malgré toutes nos connaissances actuelles et malgré les technologies à notre disposition, nous ne pouvons faire des prévisions au-delà de 8 à 10 jours ».

Et bien voilà, c’est dit ! Ce que nous suspections tous depuis longtemps est enfin révélé au grand jour : pour affronter le temps qu’il fera aujourd’hui, il vaut mieux faire confiance à ses yeux en observant le ciel le matin, à son ressenti en humant l’air au-dehors, à son parapluie pour se protéger « au cas où »… ou adopter une grenouille, juchée sur une échelle, comme au bon vieux temps !

Le job le plus difficile au monde (juin 2014)

On reproche à la Fête des mères d’être un événement purement commercial, pourtant son objectif initial n’avait rien de mercantile : il s’agissait de valoriser les vertus de la famille et l’importance de la fécondité… Officialisée en 1928, la « Journée des mères » est même régie par une loi depuis le 24 mai 1950 : c’est dire l’importance qui a été accordée à ce sujet par le peuple et les institutions, au delà de tout aspect marchand. Mais qu’en est-il aujourd’hui ? En dépit d’une époque peu favorable à la famille et qui s’interroge sur les notions de père et de mère (sans commentaire…), il faut bien noter que la Fête des mères reste chère au cœur des Français. Ils profitent de cette occasion pour rendre un hommage appuyé à l’auteure de leurs jours, via des petits mots doux, cadeaux et autres bouquets de fleurs…

Car, de fait, elles ont bien du mérite, les mères ! Tour à tour infirmières, cuisinières, pâtissières, psychologues, coachs personnelles, secrétaires, professeurs particulières en toutes matières et tous niveaux scolaires, écrivains publics, négociatrices, organisatrices d’événements, clowns, chanteuses, entraîneurs sportifs, habilleuses, chauffeurs (cf. les grèves de bus à Versailles !), bricoleuses, jardinières, etc, etc, quand elles n’assument pas simultanément un emploi à temps plein ou partiel… elles sont totalement polyvalentes ! Véritables patronnes d’entreprise, elles doivent organiser la vie de la maisonnée avec une main de fer dans un gant de velours.

Je ne sais pas si vous avez vu, à l’occasion de la Fête des mères, la petite vidéo intitulée « Le job le plus difficile au monde » qui a circulé sur les réseaux sociaux. Il s’agit de véritables entretiens d’embauche qui ont été filmés en webcam, suite à une fausse offre d’emploi publiée en ligne et dans les journaux pour un poste de « Directeur des opérations ». Dans la vidéo, on voit le recruteur décrire le poste à pourvoir. Les qualités requises ? Mobilité, capacités sportives, endurance, excellent sens des négociations, compétences relationnelles particulières, diplômes en médecine, finances, art culinaire, aptitude à assumer plusieurs casquettes… Le temps de travail ? 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, 135 heures par semaine, 365 jours par an, pas de vacances, ni jours fériés, éventuellement pas de nuits : « si vous aviez une vie, oubliez la ! » Et tout cela pour quel salaire ? Aucun, c’est bénévole !!! Et c’est alors que le recruteur révèle aux candidats, abasourdis par ce descriptif de poste, que des milliards de personnes acceptent de faire ce travail en ce moment-même dans le monde : les mamans !

Alors la Fête des mères, une fête avant tout commerciale ? Peut-être ! Mais en attendant, s’entendre dire « Maman je t’aime » à travers de charmants poèmes et d’adorables petits cadeaux confectionnés par nos enfants chaque année pour l’occasion, c’est un bonheur inégalable. Donc ne boudons pas notre plaisir et savourons ce doux témoignage de reconnaissance pour notre super job de maman : parce que nous le valons bien !!!

Oui, c’est bon ! (déc. 2014)

Si jamais on en avait douté un seul instant, une vérité s’impose : de jour en jour, de mois en mois, d’année en année, on vieillit ! Et vous savez quel est notre meilleur miroir ? Les enfants ! C’est une évidence lorsque l’on retrouve ponctuellement amis ou parents que l’on n’avait pas vus depuis un certain temps : « Mon Dieu, comme les petits ont changé, comme ils ont grandi ! Oh la la, c’est sûr, ils vont bientôt nous rattraper ! ». C’est aussi une bouffée de nostalgie qui déferle sur nous au moment de contempler les adorables minois de nos chères têtes blondes sur les albums photos familiaux…

Et puis, il y a les flashs subliminaux. Par exemple quand on s’attendrit sur les petites filles de Petite Section à la sortie de l’école, avec leurs jolies robes à smokes et leurs charmantes mamans : on se revoit dix ans plus tôt – et donc avec dix ans de moins ! –, venant chercher à Saint-Symph le même modèle d’enfant, que l’on emmenait avec les copines au square pour le goûter. Et là, c’est le drame : on réalise que, de la même manière que notre petite puce est devenue une grande gigue, nous-mêmes sommes passées en quelques années de jeune mère fringante au statut honorifique d’« ancienne »… Aaaaaaargh !!!!!!!!!!!

Alors on rentre à la maison et on pleure. Enfin presque. Surtout lorsque nos jeunes ados et pré-ados reviennent du collège en balançant leurs affaires à travers la pièce, dévorent les cinq baguettes du goûter en deux minutes et demie, hurlent sur leur frère ou sœur au moindre mouvement, répondent à toute question à propos de leur journée avec une sobriété confondante (en gros : « ça s’est bien passé ») et grommellent à toute occasion « Oui, c’est bon ! ». Comme s’ils portaient toute la misère du monde sur les épaules et que leur demander de se mettre à leurs devoirs, de prendre leur douche, ou de se coucher, c’était vraiment TROP. Bon, d’accord, je force un peu le trait, mais cela ressemble un peu à cela, la vie avec un(e) ado !

Mais où sont donc passés nos petits chevaliers à épis, nos mignonnes princesses à couettes, avec leurs jolis dessins et leur doux babil ?, s’interroge-t-on avec angoisse en voyant nos grands s’asperger le visage d’eau précieuse, consulter fébrilement leur smartphone et arborer leur panoplie de parfait teenager : jean, Converse, sweat, cheveux longs, etc. Comme si cette transformation s’était faite d’un coup de baguette magique. Comme si on n’avait rien vu venir. À cotoyer au quotidien nos enfants, on oublie que leur mutation est en fait progressive, faite de paliers, d’accélérations… et parfois de crises.

Quoi qu’il en soit, à chaque âge ses difficultés et ses joies. Ainsi, si la petite enfance est une période charmante – mais fatigante –, l’adolescence tant redoutée peut aussi se vivre en douceur et dans un partage enrichissant, pour les parents comme pour les jeunes. Avant de devenir papillons, nos petites chenilles doivent passer par la phase chrysalide, et cette longue étape est aussi nécessaire que passionnante. Mais ça, c’est une autre histoire… Rendez-vous dans le prochain « Petit Saint Symph » pour en reparler !

J’M l’orthographe ! (avril 2013)

Tout avait pourtant bien commencé : je relisais tranquillement avec ma fille de 10 ans le résumé qu’elle avait rédigé pour sa fiche de lecture à rendre en classe le lendemain. Quelques petites fautes d’accords ou d’orthographe de ci de là, « c’est dommage, fais attention, ma chérie, mais ce n’est pas grave ». Et puis, j’ai lu un « ça » à la place de « sa », avant de tomber sur un participe passé écrit avec « er » au lieu de « é ». Et là, ce fut le drame : la poussée de stress, le coup de chaud, la montée d’adrénaline… et un grand cri furieux : « Mais enfin, comment peux-tu encore faire une faute pareille, C’EST INADMISSIBLE !!!!!!!!!!!!!!!!!! » Ma pauvre grande fille n’a évidemment pas compris pourquoi sa charmante maman – moi ! – se transformait ainsi en horrible hyène hurlante, pour une malheureuse faute d’accord de participe passé…

Je ne comprends pas moi-même pourquoi cette petite erreur de français – ô combien banale – m’a énervée à ce point. Enfin si, je sais pourquoi ! C’est parce que j’en ai assez de voir notre belle langue si souvent malmenée à l’écrit comme à l’oral, dans nos échanges de tous les jours comme dans les médias. Pas un journal que l’on ouvre, sans y découvrir toutes sortes de coquilles ! Pas un message reçu, qui ne soit truffé de fautes ! Pas une conversation avec nos enfants, qui ne soit émaillée de néologismes ! Sans parler du langage SMS, souvent réduit à l’état de phonétique, d’abréviations – lol, mdr… – ou de smileys. (Oui, je sais, moi aussi j’y ai recours parfois !)

Il est vrai que la langue est quelque chose de vivant et qui doit accompagner son temps. Comme le rappelle le site www.orthographe-recommandee.info, « au cours des siècles, la langue française a évolué, et son orthographe a fait l’objet de plusieurs réformes. » C’est ainsi que lors de la dernière réforme, en 1990, « les instances francophones compétentes, parmi lesquelles l’Académie française, ont proposé un nombre modéré de rectifications orthographiques, qui touchent environ 2000 mots. » L’objectif de cette « nouvelle orthographe » simplifiée ? « Contribuer au renforcement, à l’illustration et au rayonnement de la langue française à travers le monde ».

Moi, je veux bien toutes les réformes et évolutions de l’orthographe que l’on veut. Mais quand les nouvelles règles stipulent que l’on peut écrire aussi bien « oignon » que « ognon », « nénuphar » que « nénufar », ou « punch » que « ponch » (la boisson), j’en perds mon latin… et mon français !!!

« Tout le monde en parle ! » (déc. 2012)

Non, je ne m’apprête pas à vous proposer une critique télé de la dernière émission animée par Thierry Ardisson, ni à reprendre une des expressions épinglées par Philippe Delerm dans son dernier ouvrage « Je vais passer pour un vieux con »… Non, aujourd’hui, je veux simplement évoquer la diversité des professions que l’on peut être amené à découvrir en France, lorsqu’on cherche à accompagner un enfant vers un mieux-être psychologique et/ou physique. Et on est parfois vraiment surpris !

Ainsi, dans le domaine paramédical, tout le monde – ou presque – a déjà expérimenté un jour ou l’autre l’homéopathie, pour aider à gérer stress et émotivité. Dans le même objectif, ou pour des troubles d’ordre fonctionnel, un certain nombre d’entre nous a déjà eu recours à l’ostéopathie. Quant à l’approche psychologique, certains auront sans doute déjà rencontré psychologues, psychothérapeuthes ou pédopsychiatres. D’aucuns, enfin, font régulièrement suivre leurs enfants par des orthophonistes. Ces derniers s’avèrent avoir eux-mêmes chacun leur spécialité, ce qui n’est pas toujours simple à décrypter… mais jusque là, on reste dans le domaine connu.

Mais savez-vous par exemple ce qu’est l’auriculothérapie ? Non ? Eh bien, je vais vous l’apprendre ! L’auriculothérapie a été créée par un Français, Nogier, qui a établi une « carte » de l’oreille, avec ses correspondances entre des points de l’oreille et des zones du corps. Le thérapeute soigne un patient, au choix, avec de très petites aiguilles ou par simple stimulation. Le principe est déconcertant, mais il est certain qu’après avoir consulté un auriculothérapeuthe, on regarde ses oreilles d’un autre œil !

Une autre approche étonnante est celle de la kinésiologie. En France, ce terme désigne une technique de mieux-être qui a le même rôle qu’une thérapie, avec un accompagnement de la personne, et qui permettrait, selon ses utilisateurs, de dissoudre les blocages émotionnels et mentaux grâce à un dialogue corporel, à la recherche des solutions les plus adaptées. Un peu ésotérique à mon goût, mais efficace selon certains !

Il existe ainsi bien d’autres spécialistes, aux méthodes inédites, qui peuvent nous être un jour ou l’autre recommandés, au détour d’une conversation ou d’un article de presse. Sans parler du docteur Machin ou de Madame Chose, qui feraient des merveilles et dont « tout le monde parle »… Certains sont convaincants, d’autres moins. Une chose est sûre en tout cas : c’est que nous ne manquons pas en France de talents divers pour nous aider – le tout étant de trouver les « bonnes personnes » -. Et ça, c’est tout de même une vraie bonne nouvelle !

 

Non, procrastiner n’est pas un gros mot ! (juin 2012)

Je procrastine, tu procrastines, il procrastine, nous procrastinons… Pas de doute, le verbe « procrastiner » se conjugue à toutes les personnes et à tous les temps, au sens propre comme au sens figuré. Ainsi, sans même le savoir parfois, nous procrastinons tous au quotidien ! Vous ne me croyez pas ? Démonstration !

Les impôts à payer ? Il nous reste encore quelques jours… Le linge à laver ? Il attendra bien vingt-quatre heures… Un texte à rédiger ? Je vais négocier un petit délai… Les devoirs des enfants ? Ils jouent bien, je ne vais pas les déranger maintenant ! Les courses à faire ? Bah, je vais me contenter d’accommoder les restes du frigo… Etc etc. Vous vous reconnaissez dans certains de ces exemples ? C’est donc que vous aussi, vous procrastinez !

En effet, comme l’indique le dictionnaire Larousse, la procrastination indique « une tendance pathologique à remettre une action au lendemain ». Ce n’est donc pas un gros mot, mais plutôt une élégante façon de désigner notre penchant – bien naturel ! – à repousser à plus tard ce qui nous ennuie, pour privilégier le plaisir immédiat. Avec l’espoir que nos tâches ingrates vont finir par s’accomplir toutes seules, à la faveur d’une grâce divine… Mais cet espoir est souvent déçu, hélas !!!

Ne vous inquiétez pas, ce n’est pas une pathologie bien grave, il faut juste parfois en prendre conscience, pour essayer de se soigner un peu ! Parce que, tel le lièvre de la fable, à force de procrastiner, on finit par se laisser dépasser par ce que l’on a à faire… et cela peut générer culpabilité et stress. Pour lutter contre la procrastination, armons-nous donc de force, de courage et de témérité, et attaquons de front nos corvées pour nous en débarrasser ! Car avant l’heure, ce n’est pas l’heure… mais après l’heure, ce n’est plus l’heure !

Mon enfant, sa vie, son oeuvre ! (mai 2011)

A Versailles, dès la naissance d’un enfant, il est de bon ton de prévoir sérieusement son avenir scolaire et professionnel (voire conjugal et familial, mais ça c’est une autre histoire !). Les bonnes fées se bousculent autour du berceau pour souhaiter à nos chers petits les plus belles destinées : « Tu iras à Ginette, puis à Centrale ou Polytechnique pour devenir ingénieur, comme ton père, ton grand-père, etc. Ou bien tu feras une prépa à Hoche pour intégrer une grande école de commerce, telle qu’HEC, l’ESCP ou l’ESSEC, et briguer un poste de cadre sup’ en entreprise. » Fort bien, jolies perspectives ! Et puis c’est pratique, ce parcours tout tracé : pas besoin de se poser de questions, pas de stress, « yapluka »…

Mais attention, hors de ce programme, point de salut ! Alors comment faire quand notre enfant ne rentre pas dans les cases ? Quand il n’est pas formaté « scolaire », pas spécialement matheux, plutôt artiste ou littéraire, assez rêveur, un tantinet immature, avec des difficultés de concentration ou un vrai problème orthophonique… ou un peu de tout cela ? Quand les notes sont décevantes, malgré les heures passées par les parents et la maîtresse à expliquer les notions ? Quand le « coup de pouce » devient une habitude et les perspectives scolaires un sujet d’inquiétude ? Quand on est presque gêné d’avouer que non, notre enfant ne brille pas par ses résultats en classe ?

Même au sein de notre sympathique communauté de quartier, on évite de dire que l’un de nos enfants est en difficulté à l’école. On évoque plus volontiers celui de nos enfants qui réussit, qui n’a que des « 1 » à Saint Symphorien ou est pris en 6ème européenne. Comme s’il était honteux de ne pas exceller. Comme si tout était écrit dès les premières années et que la réussite professionnelle future dépendait forcément des bonnes notes obtenues en primaire. Comme si la réussite tout court était un but en soi.

Il me faut bien avouer que moi-même, en tant que maman, j’en arrive parfois à oublier que la performance scolaire est certes importante, mais pas vitale. Influencée par mon environnement, je m’impatiente, je tempête, je m’inquiète. Je perds de vue qu’aimer mon enfant, c’est l’aimer pour lui-même, avec ses forces et ses faiblesses, ses qualités et ses défauts, dans tous les domaines de la vie. C’est l’aimer pour ses failles mêmes et pour l’adulte qu’il est en devenir, avec un seul objectif : non pas qu’il réussisse dans la vie, mais qu’il réussisse sa vie.