« Là où chantent les écrevisses » de Delia Owens

La ou chantent les ecrevissesAmis lecteurs, bonjour ! Parmi les nombreuses lectures qui ont émaillé mon été, l’une d’elles a été un véritable coup de coeur. Il s’agit du roman Là où chantent les écrevisses de Delia Owens, traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Marc Amfreville (Seuil, 21,50 €).

C’est un livre magnifique, poétique, alliant merveilleusement un hymne à la nature sauvage, une enquête policière et l’histoire insolite d’une petite fille sauvage à Barkley Cove, une petite ville de Caroline du Nord.

L’histoire : à l’âge de dix ans, abandonnée par sa famille, Kya doit apprendre à survivre seule au milieu des marais, devenus son foyer et son refuge. Sa rencontre avec Tate, un jeune amoureux de la nature qui lui apprend à lire et à écrire, va bouleverser sa vie. Grâce à lui, « la Fille des marais » se révèle peu à peu une experte scientifique de la faune et de la flore, dotée d’une grande sensibilité artistique. Mais au fil du temps, la solitude devient difficile à supporter pour Kya, condamnée à être abandonnée par tous ceux qu’elle aime. Une mauvaise rencontre l’amène un jour sur le banc des accusés du tribunal de Barkley Cove, pour répondre d’un meurtre…

Il faut savoir que l’auteure, Delia Owens, diplômée en zoologie et biologie, a vécu plus de vingt ans en Afrique et publié trois ouvrages consacrés à la nature et aux animaux, tous best-sellers aux USA. Là où chantent les écrevisses est son premier roman. De fait, tout au long du récit, la nature est l’occasion pour elle de bâtir un décor luxuriant, presque fantasmatique, grouillant de vie sur terre, dans l’eau et dans l’air, faisant appel à tous les sens. Chaque animal et chaque plante sont décrits de façon à la fois très précise et incroyablement poétique, inspirante, attachante. On ne peut qu’accompagner Kya dans sa profonde communion avec la nature, comprendre pourquoi elle entretient avec elle un rapport à la fois affectif et charnel.

En contrepoint, l’humanité semble bien peu reluisante. Abandonnée par tous ses proches, Kya se trouve confrontée au rejet, au mépris et à la vindicte d’un monde soi-disant civilisé qui ne voit en elle qu’une fille sale, étrange et analphabète. En dehors de Tate, les seuls qui lui viennent en aide, par pures bonté et bienveillance, sont Jumping et Mabel, victimes eux-mêmes du racisme ordinaire. Cela fait méditer sur la force des préjugés et leur épouvantable capacité de nuisance…

Je vous recommande de tout coeur cette lecture captivante, envoûtante, qui mêle la tendresse et la violence, la douceur et l’âpreté, la poésie et le réel. Une parenthèse à la fois tragique et enchantée.

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