« Le Chant du Rossignol » de Kristin Hannah

Le chant du rossignolAmis lecteurs, bonjour ! Laissez-moi vous présenter aujourd’hui  un roman paru en 2016 et disponible aujourd’hui au format de poche : « Le Chant du Rossignol » de Kristin Hannah (Le Livre de Poche, 8,70€).

L’histoire : France, 1939. Dans le village de Carriveau dans la Loire, Vianne Mauriac fait ses adieux à Antoine, son mari, qui part au front et la laisse seule avec sa fille. La France capitule,  les nazis envahissent le pays et Antoine est retenu prisonnier en Allemagne. Confrontée au quotidien à la peur, au chagrin et aux privations, Vianne se retrouve forcée d’accueillir un officier allemand sous son toit et fait le choix de protéger sa fille avant tout… Au grand dam de sa sœur Isabelle, 18 ans, dont le tempérament rebelle l’incite au contraire à suivre l’appel du Général de Gaulle et à tout faire pour lutter contre l’envahisseur. Impulsive et idéaliste, Isabelle s’engage très vite dans la Résistance sous le nom de code  » Le Rossignol  » et intègre un réseau qui aide des aviateurs anglais échoués en France à se rendre en Espagne. La guerre va redistribuer les cartes et amener, comme souvent, chacun et chacune à dépasser ses peurs pour assumer ses convictions, mais aussi ses sentiments, au risque d’y laisser sa vie.

696 pages : encore un pavé, me direz-vous ! Rassurez-vous, il se lit très rapidement. Pour être honnête, je l’ai même dévoré sur la deuxième moitié. J’ai aimé accompagner le destin de ces deux sœurs, qui ont choisi deux façons de vivre et de survivre au nom de leurs idéaux. L’une est digne et prudente, l’autre est impulsive et enthousiaste. Il y a quelque chose de très romanesque, presque caricatural parfois, dans la peinture des personnages mais aussi dans cette grande fresque dans laquelle les deux jeunes femmes vivent à elles seules tous les événements de la guerre : les tickets de rationnement, les délations, les arrestations, la rafle du Vel d’hiv, les enfants juifs cachés, les bombardements alliés, la Résistance, les réseaux de passeurs, la Gestapo, les camps de concentration… On peut aussi regretter quelques invraisemblances historiques. Mais cela reste un très beau roman sur l’amour, les idéaux et sur le rôle des femmes pendant la guerre. Un magnifique hommage à tous ces héros anonymes qui ont risqué leur vie pour la liberté. Ce récit s’inspire d’ailleurs de l’histoire d’Andrée de Jongh, une résistante belge, une des très rares femmes à avoir été chef de réseau, veillant à l’évasion de soldats alliés.

C’est un roman captivant, bien écrit, avec sensibilité et justesse, souvent poignant. Je vous le recommande donc avec plaisir, si vous cherchez une lecture pour les longues soirées d’automne !

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