« Changer l’eau des fleurs » de Valérie Perrin

Changer l'eau des fleursAmis lecteurs, bonjour ! Attention, coup de coeur… Le roman « Changer l’eau des fleurs » de Valérie Perrin (Albin Michel, 22,50€) ne m’a pas seulement plu, il m’a emportée, envoutée, enchantée ! Un pur délice de lecture, couronné récemment par le prix des maisons de la presse. Pourtant, le titre comme la couverture m’avaient au départ plutôt fait un effet repoussoir, j’ai craint le roman mièvre et convenu, un livre « feel good » de plus sans grande saveur. C’est ainsi qu’il a patienté quelque temps dans ma PAL (« pile à lire »), mais une fois embarquée à bord, je ne l’ai plus lâché !

C’est l’histoire de Violette Toussaint (un nom adapté à la saison…), la petite quarantaine,  garde-cimetière dans une petite ville de Bourgogne. Ses meilleurs amis sont des fossoyeurs, un curé et des chats. Les autres habitants se méfient un peu de ce petit bout de femme qui exerce un drôle de métier mais accueille toujours avec bonté les habitués et les personnes de passage, tout en veillant avec tendresse sur les locataires de son cimetière. Il ne faut pas se fier aux apparences : de même que Violette cache de jolies tenues colorées sous des vêtements austères adaptés à sa fonction, son sourire généreux dissimule une vie cabossée par des abandons, des trahisons, des deuils indicibles. Un jour, un visiteur arrive chez elle, commissaire de police de son état, porteur d’une curieuse mission au nom de sa défunte mère. Cette rencontre va bouleverser la vie de Violette…

« Changer l’eau des fleurs » n’a rien d’un roman à l’eau de rose. C’est un livre profond, généreux, plein de poésie, également riche en suspense et en émotions. Valérie Perrin parvient avec beaucoup de sensibilité et de justesse à nous faire passer tour à tour du rire aux larmes (au sens propre !), de la douceur à la violence, de l’amour fou à la haine, du prosaïque au merveilleux, du désespoir au bonheur. Elle redonne le goût des choses simples, souligne la force de l’amour et de la résilience. Vraiment, je ne me suis pas ennuyée une seule seconde tout au long de ces 555 pages (!) et ai quitté avec regret Violette et son univers pétri d’humanité.

Une de mes plus belles lectures de cette année 2018, que je ne saurais trop vous recommander !

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