« Corps et âme » de Frank Conroy

A31439_Corps_et_ame.inddAmis lecteurs, bonjour ! Toujours pour vos lectures de vacances, je vous conseille « Corps et âme » de Frank Conroy (Folio, 9,20€). Un très gros pavé (683 pages, tout-de-même) pour les grands lecteurs et lectrices amateurs de romans historiques (cela se passe au milieu du 20ème siècle) et de destins singuliers.

C’est en effet l’histoire d’un jeune garçon issu des bas-quartiers new-yorkais, Claude Rawlings, devenu un pianiste virtuose mondialement connu, par la grâce d’un don musical hors du commun.

Tout commence donc à New York, dans les années quarante : Claude Rawlings est un enfant qui vit enfermé dans un sous-sol lugubre avec sa mère, une ancienne chanteuse de cabaret devenue femme taxi, complètement névrosée. Sa seule occupation : s’essayer seul à jouer sur un petit piano désaccordé qui gît dans le fond de la chambre. Un jour, il fait dans son quartier la connaissance d’un vieux marchand d’instruments et de partitions de musique, qui détecte en l’enfant un talent inédit et cette rencontre va transformer leur vie à tous deux. Désormais, c’est la musique qui va guider chaque pas de Claude dans la vie, et d’aventure en aventure, de professeurs en maestros, d’amitiés en amours, il va grandir et se forger peu à peu un destin unique.

Musique classique, jazz, il faut être sensible à leur rythme, à leur architecture complexe, à l’incroyable dextérité technique que cela suppose, pour vraiment comprendre et accompagner Claude sur son chemin de vie. Personnellement, j’ai eu parfois du mal à suivre les descriptions musicales très (trop ?) techniques qui émaillent le roman, mais j’ai été touchée par les états d’âme et les moments de grâce vécus par le jeune pianiste. On comprend à quel point il vit véritablement la musique « corps et âme ».

Le jeune homme est par ailleurs original et attachant, les personnages qui l’entourent (sa mère, Al, Weisfeld, Catherine, Fredericks…) sont intéressants, et le contexte historique est riche (un New York pittoresque, en pleine mutation, agité par la Guerre froide, animé par les clubs de jazz, où la misère côtoie les plus grandes fortunes).

Et même si l’histoire traîne parfois en longueur, on est ému, on sourit, on pleure (ou presque !), on a envie de savoir la suite ; bref, on va jusqu’au bout et on se dit à la fin : c’est un bon roman !!!

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