« Le secret de la manufacture de chaussettes inusables » d’Annie Barrows

secret-de-la-manufacture-des-inusables-chaussettesAmis des livres, bonjour ! Ouf, me voici arrivée au bout des 696 pages du « Secret de la manufacture de chaussettes inusables » d’Annie Barrows (10/18, 9,10€) ! D’où le petit laps de temps intervenu depuis ma dernière chronique littéraire. 😉

Nous sommes en 1938, en Virginie. La belle Layla est envoyée par le Federal Writers’ Project écrire l’histoire de la petite ville de Macédonia à l’occasion de son cent cinquantenaire. Cette mission sans intérêt n’est autre qu’une punition infligée par son père, le puissant sénateur Beck, furieux que sa fille ait refusé un beau parti : il veut lui donner une leçon d’humilité. Layla s’installe donc à Macédonia chez les Romeyn, une famille loufoque et désargentée, qui fut autrefois propriétaire de la grande fabrique de chaussettes locale avant qu’elle ne brûle dans des circonstances étranges. Décidée à percer les mystères de cette affaire, et ceux de la famille Romeyn par la même occasion, Layla mène son enquête. Elle est accompagnée à son insu par la jeune Willa Romeyn, 12 ans, tout aussi curieuse… Ensemble, elles vont mettre à jour les secrets les plus inavouables et provoquer un véritable tsunami !

Le titre a beau être un peu ridicule (c’est une traduction très personnelle du titre original : « The truth according to us »), j’ai eu envie de lire ce livre car l’auteure n’est autre que celle qui a écrit le célébrissime « Cercle des éplucheurs de patates ». On retrouve avec plaisir dans ce nouveau roman le style agréable et l’humour d’Anne Barrows, ainsi qu’une construction à base de narration à plusieurs voix et d’échanges épistolaires. On entre avec joie dans le quotidien des Romeyn : on se laisse séduire par le fantasque Félix, émouvoir par le doux Emmett, attendrir par les deux fillettes Willa et Bird, adopter par la fière et tendre Jottie. On découvre avec intérêt la vie d’une petite ville américaine à l’heure de la Grande Dépression : la gloire perdue et la ruine des « grandes familles », le New Deal et l’émergence du syndicalisme, la force des rumeurs et des apparences, le poids du non-dit au sein d’une communauté et d’une famille.

Un roman certes long, mais agréable et attachant. Parfait pour les vacances !

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