Oui, c’est bon ! (déc. 2014)

Si jamais on en avait douté un seul instant, une vérité s’impose : de jour en jour, de mois en mois, d’année en année, on vieillit ! Et vous savez quel est notre meilleur miroir ? Les enfants ! C’est une évidence lorsque l’on retrouve ponctuellement amis ou parents que l’on n’avait pas vus depuis un certain temps : « Mon Dieu, comme les petits ont changé, comme ils ont grandi ! Oh la la, c’est sûr, ils vont bientôt nous rattraper ! ». C’est aussi une bouffée de nostalgie qui déferle sur nous au moment de contempler les adorables minois de nos chères têtes blondes sur les albums photos familiaux…

Et puis, il y a les flashs subliminaux. Par exemple quand on s’attendrit sur les petites filles de Petite Section à la sortie de l’école, avec leurs jolies robes à smokes et leurs charmantes mamans : on se revoit dix ans plus tôt – et donc avec dix ans de moins ! –, venant chercher à Saint-Symph le même modèle d’enfant, que l’on emmenait avec les copines au square pour le goûter. Et là, c’est le drame : on réalise que, de la même manière que notre petite puce est devenue une grande gigue, nous-mêmes sommes passées en quelques années de jeune mère fringante au statut honorifique d’« ancienne »… Aaaaaaargh !!!!!!!!!!!

Alors on rentre à la maison et on pleure. Enfin presque. Surtout lorsque nos jeunes ados et pré-ados reviennent du collège en balançant leurs affaires à travers la pièce, dévorent les cinq baguettes du goûter en deux minutes et demie, hurlent sur leur frère ou sœur au moindre mouvement, répondent à toute question à propos de leur journée avec une sobriété confondante (en gros : « ça s’est bien passé ») et grommellent à toute occasion « Oui, c’est bon ! ». Comme s’ils portaient toute la misère du monde sur les épaules et que leur demander de se mettre à leurs devoirs, de prendre leur douche, ou de se coucher, c’était vraiment TROP. Bon, d’accord, je force un peu le trait, mais cela ressemble un peu à cela, la vie avec un(e) ado !

Mais où sont donc passés nos petits chevaliers à épis, nos mignonnes princesses à couettes, avec leurs jolis dessins et leur doux babil ?, s’interroge-t-on avec angoisse en voyant nos grands s’asperger le visage d’eau précieuse, consulter fébrilement leur smartphone et arborer leur panoplie de parfait teenager : jean, Converse, sweat, cheveux longs, etc. Comme si cette transformation s’était faite d’un coup de baguette magique. Comme si on n’avait rien vu venir. À cotoyer au quotidien nos enfants, on oublie que leur mutation est en fait progressive, faite de paliers, d’accélérations… et parfois de crises.

Quoi qu’il en soit, à chaque âge ses difficultés et ses joies. Ainsi, si la petite enfance est une période charmante – mais fatigante –, l’adolescence tant redoutée peut aussi se vivre en douceur et dans un partage enrichissant, pour les parents comme pour les jeunes. Avant de devenir papillons, nos petites chenilles doivent passer par la phase chrysalide, et cette longue étape est aussi nécessaire que passionnante. Mais ça, c’est une autre histoire… Rendez-vous dans le prochain « Petit Saint Symph » pour en reparler !

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