Les filles ne comptent pas pour des prunes ! (sept. 2009)

Nous voici depuis presque 3 mois les heureux parents d’un petit garçon : Romain. Que du bonheur, cet enfant ! Il dort, il boit, il sourit, puis il dort, il boit, il sourit… et c’est comme ça toute la journée ! Ceux qui ont participé à Trinité 2009 avec nous peuvent témoigner de son doux caractère : personne ne l’a entendu broncher de la journée, malgré l’aller-retour en car et les 15 000 participants présents autour de son landau. Un bébé en or, vous dis-je, pourvu que ça dure !

Outre le fait d’être un bébé formidable (oui, c’est vrai qu’on en est gâteux !), Romain a une autre particularité : il est le petit dernier d’une famille de filles, 3 soeurs l’ont précédé. Et j’en viens là au vrai sujet de mon article : oui, nous sommes très heureux d’avoir ce bébé, mais non, ce n’est pas parce que c’est un garçon !

Certes, nous sommes heureux de découvrir des choses nouvelles : de troquer le rose contre du bleu, les robes contre des salopettes, de nous mettre bientôt aux petites voitures et aux jeux de ballons, d’imaginer quel grand échalas s’assoira à notre table dans quelques années… Bref, c’est vrai que c’est sympa « d’avoir les deux » dans une fratrie : garçon(s) et fille(s), ne serait-ce que pour varier les plaisirs et les découvertes.

Mais tout de même, attention à ces petites phrases en apparence anodines, mais qu’il vaut mieux éviter de lancer à une maman qui a déjà plusieurs enfants d’un même sexe, car c’est agaçant et parfois blessant (ce sont des exemples vécus !) :

  • pendant la grossesse : « pourvu que ce soit un garçon/une fille ! », ou pire : « je prierai pour vous pour que ce soit un garçon/une fille ! » (sans commentaire !)
  • après la naissance, si l’enfant est du même sexe que les précédents : « dommage, ce sera pour le prochain ! » (merci pour les brouillons !!!) ou « ton mari n’est pas trop déçu ? » (arggggh, je vais me faire répudier !), le tout avec une main compatissante sur l’épaule…
  • après la naissance, si l’enfant est de sexe différent des précédents : « bravo, vous avez réussi le garçon/la fille ! » (ah bon, c’était un concours ?) ou « ça valait le coup d’avoir un quatrième ! » (on ne l’a pas fait pour ça, et puis d’ailleurs ça aurait été un pari risqué !) ou encore « ton mari doit être drôlement content ! » (mais il aurait été content de toute façon d’être papa, non ???)

De fait, dans mon cas, cela a presque été un choc d’apprendre à 4 mois de grossesse que j’attendais un garçon, après mes 3 filles : moi-même issue d’une fratrie essentiellement féminine, je me croyais conditionnée à n’avoir que des filles et cela m’allait bien, je me voyais bien à la tête d’un petit gynécée et ne fantasmais pas sur « LE » fils que j’aurais pu avoir. J’ai donc mis les 5 mois suivants de grossesse à me faire à l’idée étrange que j’allais être maman d’un petit garçon… Je vous rassure, depuis la naissance, les changements de couches quotidiens m’ont habituée à cette réalité !!! Je suis au final très heureuse d’avoir un petit garçon, mais sincèrement, ce n’était pas une fin en soi.

En conclusion, je dirais ceci : ce qui compte, c’est d’avoir le bonheur d’être parents et que nos enfants – filles et/ou garçons – soient en bonne santé… C’est tout bête, mais ça vaut le coup d’être rappelé, non ?

 

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