As-tu fait tes devoirs ? (Déc. 2015)

« Devoir, n.m. : Obligation morale, tâche à accomplir, responsabilité, charge. » D’emblée, nous voilà plombés ! Et maintenant, la question est : comment écrire un article léger sur un sujet aussi lourd ? Et bien, précisément, c’est le « devoir » que m’a donné ma rédactrice en chef chérie du « Petit Saint Symph », à rendre aujourd’hui pour hier… et non l’inverse ! Plus question de procrastiner (cf. mon article sur le sujet dans un précédent Petit Saint Symph, pour ceux qui suivent), d’essayer d’invoquer mon cours de gym, mon atelier de fleurs en macramé ou mon poulet dans le four, il faut que je m’y mette. Et c’est dur, je vous l’assure !!!

Comme je comprends les enfants qui frémissent, verdissent, se rapetissent, au moment où on leur assène la question fatidique : « as-tu fait tes devoirs ? » C’est vrai, franchement, il y a des choses tellement plus amusantes à faire en rentrant de l’école : goûter, jouer, lire, courir, sauter, s’amuser, faire des bêtises, embêter sa sœur, taquiner le chat, etc. Et la supplication « oh Maman, je les ferai plus tard, s’il te plaît ! » prend parfois la tournure tragique d’un « encore quelques minutes, monsieur le bourreau ! » On se sent alors bien désolé de devoir rappeler nos enfants à la dure réalité de la vie : dites, on n’est pas là (que) pour rigoler, il faut aussi travailler.

D’autant plus que l’heure tourne, le soir ! Le timing est serré, entre le goûter, les devoirs, la douche, le dîner et le coucher. Alors, compatissant et surtout très motivé pour que les choses avancent, on donne de sa personne et on se plonge avec délice (?) dans les tables de multiplication, les mots à retenir, la leçon de sciences ou la récitation du poème de Maurice Carême. Si bien que l’on finit souvent pas savoir la poésie sur le bout des ongles, mieux que nos enfants eux-mêmes !

Et ça ne s’arrange pas avec le temps ! Quand nos chéris grandissent et débarquent le dimanche soir à 20h30, la mine penaude, en nous annonçant qu’ils ont une dissertation à rendre pour le lendemain et que non, ils n’ont pas écrit encore un seul mot… on pousse un grand soupir et on s’y attelle. Et on attend ensuite fébrilement la note obtenue. Au fait, vous avez eu combien à la dernière dissert’ de votre fils ???

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